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Simulateur Bonus-malus auto

Simulez l'évolution de votre bonus-malus et son impact sur votre prime d'assurance auto

Barème officiel 2026Simulation indicativeRésultat instantané

Dernière mise à jour : 4 février 2026

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Évolution du bonus-malus et impact sur la prime

Entrez votre classe actuelle et votre prime annuelle. La simulation affiche l'évolution année par année sans sinistre, l'économie cumulée et l'impact d'un sinistre responsable.

−1 classe / an sans sinistre+2 classes pour 1 sinistre responsable

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Bonus-malus auto 2026 : fonctionnement, calcul et données IPID

Le système bonus-malus automobile, officiellement appelé coefficient de réduction-majoration (CRM), régit la tarification de l’assurance auto de tout conducteur français. Codifié à l’annexe de l’article A121-1 du Code des assurances [1], il récompense les conducteurs prudents et pénalise les sinistres responsables. Pourtant, ses règles précises restent méconnues de la majorité des assurés : comment se calcule la décote annuelle ? Combien d’années faut-il pour effacer un sinistre ? Notre analyse intègre les données de notre baromètre auto IPID de mars 2026 sur la protection conducteur [3] et les garanties réellement incluses chez les principaux assureurs [4].

Le coefficient de réduction-majoration (CRM)

Tout contrat d’assurance auto (hors flottes et véhicules de collection) est soumis au CRM. Ce coefficient, compris entre 0,50 et 3,50, s’applique à la prime de référence fixée par l’assureur pour déterminer la cotisation réelle payée par l’assuré [1].

À la souscription d’un premier contrat, le CRM démarre à 1,00. Chaque année sans sinistre responsable, il diminue de 5 %. Chaque sinistre responsable le majore de 25 % (12,5 % si la responsabilité est partagée). Le plancher est fixé à 0,50 (bonus maximal, atteint après 13 années consécutives sans sinistre) et le plafond à 3,50 (malus maximal) [1].

Le CRM est attaché au conducteur, pas au véhicule. Lors d’un changement d’assureur, le nouveau contrat reprend le CRM du précédent, tel qu’attesté par le relevé d’information (document que l’assureur doit délivrer dans les 15 jours suivant la demande). Ce mécanisme empêche de « remettre les compteurs à zéro » en changeant de compagnie.

Quelques situations échappent au CRM : le stationnement sans tiers identifié, le vol du véhicule, l’incendie, le bris de glace et les catastrophes naturelles. Ces sinistres, traités hors responsabilité du conducteur, n’affectent pas le coefficient [2].

Calcul du bonus-malus année après année

Le CRM évolue à chaque échéance annuelle selon une formule simple mais aux effets cumulatifs puissants [1] :

Année sans sinistre responsable : CRM(n+1) = CRM(n) × 0,95

Année avec un sinistre responsable : CRM(n+1) = CRM(n) × 1,25

Sinistre à responsabilité partagée : CRM(n+1) = CRM(n) × 1,125

Voici la trajectoire d’un conducteur partant de 1,00 sans aucun sinistre :

AnnéeCRMRéduction cumulée
Souscription1,000 %
An 10,95-5 %
An 20,90-10 %
An 30,85-15 %
An 50,77-23 %
An 80,66-34 %
An 100,59-41 %
An 130,50-50 %

Atteindre le bonus maximal de 0,50 prend exactement 13 années consécutives sans sinistre responsable. À ce stade, la prime est divisée par deux par rapport au tarif de référence. Ce bonus de 50 % constitue un acquis précieux : un conducteur au CRM de 0,50 depuis au moins 3 ans bénéficie d’une protection spéciale. Son premier sinistre responsable après cette période ne modifie pas son coefficient (règle dite du « bonus 50 protégé » ou « descente rapide » selon les assureurs) [2]. Cette règle est contractuelle et non légale : tous les assureurs ne la proposent pas automatiquement.

Le cas du jeune conducteur

Le jeune conducteur (permis de moins de 3 ans ou conducteur novice après annulation) démarre à un CRM de 1,00 mais subit une surprime légale pouvant atteindre 100 % la première année (soit un doublement de la prime de base), dégressive sur 3 ans [2] :

  • 1re année : surprime de 100 % (réduite à 50 % si conduite accompagnée)
  • 2e année : surprime de 50 % (réduite à 25 % si conduite accompagnée)
  • 3e année : surprime de 25 % (supprimée si conduite accompagnée)

La conduite accompagnée (AAC) divise la surprime par deux et accélère la sortie du statut jeune conducteur. Combinée au bonus annuel de 5 %, elle permet d’atteindre un CRM de 0,85 au bout de 3 ans, contre 0,90 pour un conducteur classique : une différence visible sur la facture.

Un jeune conducteur qui cause un sinistre responsable dès la première année voit son coefficient grimper à 1,25 tout en conservant la surprime : la facture peut alors dépasser le triple du tarif de base. C’est pourquoi le choix d’un véhicule de faible puissance et la souscription d’une garantie tous risques avec franchise élevée constituent souvent la stratégie la plus économique pour les 3 premières années.

Impact d’un sinistre responsable sur votre prime

La majoration de 25 % par sinistre responsable produit un effet asymétrique redoutable : un seul accident efface statistiquement plusieurs années de bonus [1].

Prenons un conducteur au CRM de 0,66 (8 ans sans sinistre) payant une prime de référence de 600 €, soit 396 € effectifs :

  • Après 1 sinistre responsable : CRM passe à 0,83 → prime de 498 € (+102 €, soit +26 %)
  • Pour retrouver 0,66 : il faudra environ 3 années sans sinistre (0,83 → 0,78 → 0,74 → 0,70, puis 0,66 à la 4e année)
  • Coût total du sinistre en surprime cumulée : environ 300 € sur 4 ans

Si ce même conducteur cause 2 sinistres la même année, le CRM grimpe à 0,66 × 1,25 × 1,25 = 1,03. La prime bondit de 396 € à 618 €, et le retour au bonus antérieur prendra 7 à 8 ans. Le coût cumulé en surprimes dépasse alors 1 200 € : un montant souvent supérieur à la franchise elle-même.

Ce mécanisme explique pourquoi certains assurés préfèrent ne pas déclarer un sinistre mineur dont le montant est proche de la franchise. Stratégie risquée : la non-déclaration d’un sinistre responsable avec tiers constitue un manquement contractuel pouvant entraîner la déchéance de garantie.

Comment retrouver votre bonus après un malus

Plusieurs stratégies permettent d’accélérer le retour à un CRM favorable [2] :

Patience et prudence. C’est le levier principal. Sans nouveau sinistre, le CRM recule de 5 % par an. Un malus de 1,25 revient à 1,00 en 5 ans, puis continue à descendre. Même un malus sévère de 2,00 met 15 ans à revenir au bonus maximal de 0,50 (sans sinistre).

La règle des 2 ans sans sinistre. Disposition légale méconnue : si un conducteur en malus n’a aucun sinistre responsable pendant 2 années consécutives et que son CRM recalculé reste supérieur à 1,00, le coefficient est automatiquement ramené à 1,00 [1]. Cette règle accélère considérablement le retour pour les conducteurs lourdement pénalisés. Exemple : un CRM de 2,50 après plusieurs sinistres reviendrait théoriquement à 1,00 en 19 ans sans la règle. Avec celle-ci, il atteint 1,00 en 2 ans sans sinistre, puis continue sa descente normalement.

Changer de véhicule. Passer à un véhicule moins puissant ou moins volé réduit la prime de référence. Même si le CRM reste pénalisant, le montant absolu payé diminue.

Faire jouer la concurrence. Les assureurs ne sont pas tenus de refuser un conducteur en malus. Les assureurs spécialisés (malussés, résiliés) proposent des contrats à des tarifs certes élevés mais parfois inférieurs au renouvellement chez l’assureur d’origine. Le Bureau central de tarification (BCT) peut être saisi si aucun assureur n’accepte de couvrir le conducteur au tarif légalement plafonné.

Assurance auto et protection conducteur : ce que révèlent les fiches IPID

Notre analyse des fiches IPID de mars 2026 portant sur les principaux assureurs auto révèle des disparités majeures sur la protection du conducteur [3] :

AssureurProtection conducteurCapital garanti
AXAIncluse250 000 €
MAIFNon incluse
MACIFNon incluse
Direct AssuranceNon incluse
PacificaNon incluse
SogessurNon incluse

Seul AXA inclut la protection conducteur en standard, avec un capital de 250 000 €. Chez les cinq autres assureurs analysés, cette garantie n’est pas intégrée à la formule de base et doit être souscrite en option. Or, la protection conducteur couvre les dommages corporels du conducteur lui-même lors d’un accident responsable ou sans tiers identifié, situations où la responsabilité civile du tiers ne joue pas. Sans cette garantie, un conducteur responsable d’un accident grave ne perçoit aucune indemnisation pour ses propres blessures.

Côté garanties incluses dans les contrats auto analysés [4], la couverture varie aussi sensiblement :

GarantieIncluseNon incluseTotal contrats
Responsabilité civile505
Assistance314
Vol224
Bris de glace213

La responsabilité civile est logiquement incluse partout (elle est obligatoire). L’assistance figure dans 3 contrats sur 4, le vol dans la moitié seulement, et le bris de glace dans 2 sur 3. Ces différences montrent qu’au-delà du CRM qui pèse sur la prime, la composition même des garanties influe sur le niveau de protection réel du conducteur.

Bonus-malus vs malus écologique : ne pas confondre

La confusion entre ces deux dispositifs est fréquente, alimentée par l’usage du même terme « malus » dans les médias. Ils n’ont pourtant rien en commun [2] :

CritèreBonus-malus assurance (CRM)Malus écologique
NatureCoefficient multiplicateur de prime d’assuranceTaxe à l’immatriculation (carte grise)
Base légaleCode des assurances, art. A121-1Code général des impôts, art. 1011 bis
DéclencheurSinistre responsableÉmissions CO₂ du véhicule neuf
RécurrenceAjustement annuelPaiement unique à l’achat
Montant 2026CRM de 0,50 à 3,50 (multiplicateur)De 0 € à 70 000 € selon les émissions
Véhicules d’occasionS’appliqueNe s’applique pas (sauf import)

Le malus écologique est une taxe environnementale payée une seule fois lors de l’achat d’un véhicule neuf dont les émissions dépassent un seuil (113 g CO₂/km en 2026). Son montant peut atteindre 70 000 € pour les véhicules les plus polluants. Il n’a aucun lien avec le comportement du conducteur au volant et n’affecte pas la prime d’assurance.

Le bonus-malus CRM, en revanche, évolue chaque année en fonction de la sinistralité personnelle et impacte directement la cotisation d’assurance. Un véhicule électrique (exempt de malus écologique) est soumis au CRM exactement comme un véhicule thermique. Inversement, un conducteur au bonus maximal de 0,50 paiera le malus écologique intégral s’il achète un SUV neuf à fortes émissions.

Dernier point de confusion courant : le « bonus écologique » (aide à l’achat d’un véhicule propre) n’a aucun rapport avec le bonus d’assurance. Ce sont trois dispositifs distincts : bonus d’assurance (CRM), bonus écologique (aide à l’achat) et malus écologique (taxe à l’immatriculation).

Questions fréquentes

Combien d’années pour atteindre le bonus maximal de 0,50 ?

Exactement 13 années consécutives sans aucun sinistre responsable. Le CRM part de 1,00 et diminue de 5 % par an : après 13 ans, il atteint 0,50 (arrondi au centième inférieur), soit une réduction de 50 % sur la prime de référence.

Mon bonus suit-il si je change d’assureur ?

Oui. Le CRM est attaché au conducteur, pas à l’assureur ni au véhicule. Lors d’un changement de compagnie, le nouvel assureur demande le relevé d’information à l’ancien, qui doit le fournir sous 15 jours. Votre coefficient est repris tel quel.

Un bris de glace affecte-t-il mon bonus-malus ?

Non. Le bris de glace, le vol, l’incendie et les catastrophes naturelles sont des sinistres « hors responsabilité conducteur » et n’ont aucun impact sur le CRM. Seuls les sinistres où votre responsabilité est engagée (totale ou partagée) modifient le coefficient.

Que signifie « bonus 50 protégé » ?

C’est une clause contractuelle (non légale) proposée par certains assureurs aux conducteurs au CRM de 0,50 depuis au moins 3 ans. Elle garantit que le premier sinistre responsable ne modifie pas le coefficient. Vérifiez si votre contrat inclut cette clause : elle n’est pas systématique et ses conditions d’application varient selon les assureurs.

La conduite accompagnée réduit-elle la surprime jeune conducteur ?

Oui, significativement. La surprime passe de 100 % à 50 % la 1re année, de 50 % à 25 % la 2e, et est supprimée dès la 3e année (contre 25 % sans AAC). Sur 3 ans, l’économie cumulée se chiffre en centaines d’euros selon la prime de référence.

Dernière mise à jour : 2026-05-07

Données vérifiéesMis à jour le 04/02/2026

Méthode et sources

Ce simulateur expose sa methode de calcul, ses hypotheses et les limites des donnees utilisees. Les resultats sont des estimations utiles pour comparer, pas une promesse contractuelle.

Sources

Article A 121-1 du Code des assurances ; Arrêté du 13 décembre 2006 modifié - Barème bonus-malus

Version

Documents et données 2026

Relecture

Equipe produit et editoriale AssurancesLabs

Questions fréquentes

Comment évolue le bonus-malus chaque année ?

Sans sinistre responsable : vous gagnez 1 classe (bonus, réduction de prime). Avec 1 sinistre responsable : vous perdez 2 classes (malus). 2 sinistres = -4 classes, 3 ou plus = -6 classes. Certains sinistres (vol, bris de glace, catastrophe naturelle) ne sont pas comptabilisés.

Qu'est-ce que le coefficient de départ ?

Les nouveaux conducteurs démarrent en classe 14 (coefficient 0,95). Avec la conduite accompagnée (AAC), le départ se fait en classe 13 (coefficient 0,76), ce qui permet d'économiser environ 20% la première année et d'atteindre le bonus maximum plus vite.

Quels sinistres ne font pas monter le malus ?

Vol, incendie, bris de glace, catastrophes naturelles, actes de vandalisme et collision avec un animal sauvage ne sont en principe pas comptabilisés pour l'évolution du bonus-malus. La responsabilité partagée peut entraîner une perte d'une seule classe.

Peut-on récupérer un bonus après un malus ?

Oui. Chaque année sans sinistre responsable vous fait gagner une classe. Après 2 ans sans sinistre, si vous étiez en malus (classe 15 ou plus), vous pouvez demander une « remise à zéro » pour revenir au coefficient de départ (0,95).

📚 Sources des données

  • Article A 121-1 du Code des assurances
  • Arrêté du 13 décembre 2006 modifié - Barème bonus-malus