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Guide approfondi · Cyber

Couverture rançongiciel : ce que couvre vraiment votre assurance cyber

Couverture rançongiciel : garanties, comparatif Allianz/AXA/Hiscox, loi LOPMI 72h, tarifs et points de vigilance. Guide expert AssurancesLabs.

Temps de lecture estimé : 11 min · Mis à jour le 15 octobre 2026

Écran d'ordinateur avec code de sécurité, assurance cyber risques entreprise
L'assurance cyber couvre les pertes financières liées aux attaques informatiques

[1] La couverture rançongiciel est un volet d'une police cyberassurance : assistance 24/7, remédiation, perte d'exploitation et cyber-extorsion.
[2] La loi LOPMI 2023 impose un dépôt de plainte sous 72h pour être indemnisé, sous peine de refus légal.
[3] Les garanties varient selon l'assureur : Allianz, AXA et Hiscox n'incluent pas les mêmes postes d'office.
[4] Budget : dès 350 €/an pour une TPE, face à un coût moyen de cyberattaque de 50 000 à 466 000 €.

Qu'est-ce que la couverture rançongiciel dans une assurance cyber ?

Un rançongiciel (ou ransomware) est un logiciel malveillant qui chiffre les données d'une entreprise et exige le paiement d'une rançon, généralement en cryptomonnaie, pour rétablir l'accès aux fichiers [1]. En 2024, l'ANSSI a recensé 144 compromissions par ransomware, dont 37 % touchaient des TPE, PME et ETI [2]. Le parquet de Paris a ouvert 546 enquêtes liées aux rançongiciels en 2023, soit une hausse de 30 % par rapport à 2022.

La couverture rançongiciel n'est pas un produit autonome : c'est un volet spécifique intégré dans une police de cyberassurance globale. Pour une vue d'ensemble des risques cyber et des garanties disponibles, consultez notre guide complet sur la cyberassurance [2]. Concrètement, cette couverture protège l'entreprise contre les conséquences opérationnelles, financières et juridiques d'une attaque par ransomware. Les garanties typiques incluent :

  • Assistance d'urgence 24h/24, 7j/7 : cellule de crise, experts techniques et juridiques mandatés immédiatement
  • Remédiation technique : restauration des systèmes et données, expertise forensique (cybercriminalistique)
  • Perte d'exploitation : indemnisation du chiffre d'affaires perdu pendant l'arrêt d'activité
  • Cyber-extorsion : prise en charge des frais de négociation et, sous conditions strictes, du paiement de la rançon
  • Responsabilité civile cyber (RC Cyber) : dommages causés à des tiers (clients, partenaires), frais juridiques
  • Conformité RGPD/CNIL : frais de notification, communication de crise, frais supplémentaires d'exploitation pour maintenir une activité minimale

Ce que remboursent réellement Allianz, AXA, Hiscox et Chubb en cas de ransomware

Les garanties varient considérablement d'un assureur à l'autre. Voici un comparatif basé sur les données produits réels disponibles sur AssurancesLabs.

GarantieAllianzAXAHiscoxChubb
Frais de remédiation (nettoyage, reconstitution données, experts IT)InclusInclusEn option (sur demande)Non spécifié
Cyber-extorsion (frais de négociation, rançon sous conditions)InclusNon spécifiéInclus (variable)Non spécifié
Perte d'exploitationEn optionInclusEn option (sur demande)Non spécifié
RC Cyber (dommages aux tiers)InclusEn optionInclusNon spécifié
Gestion de crise (communication, plateforme téléphonique)InclusInclusInclusNon spécifié
Notification CNIL/RGPDInclusInclusInclusNon spécifié
Cyber-fraudeNon spécifiéInclus (détournement de fonds)En option (plafond 250 000 €)Inclus (arnaque en ligne, achats frauduleux)

Points clés à retenir : chez Allianz, les frais de remédiation et la cyber-extorsion sont inclus d'office, mais la perte d'exploitation reste optionnelle. Chez AXA, l'atteinte au système et aux données (reconstitution, remise en état) ainsi que les pertes d'exploitation sont incluses, tandis que la RC cyber est en option. Hiscox inclut la cyber-extorsion et l'assistance, mais les dommages subis et l'interruption d'activité nécessitent une souscription complémentaire sur demande. Quant à Chubb, l'offre se concentre davantage sur le remboursement des pertes financières liées aux arnaques en ligne et achats frauduleux, avec une couverture plus limitée sur le ransomware pur [2].

Conseil pratique : vérifiez systématiquement les sous-limites et plafonds par type de garantie. Un contrat affichant un plafond global de 500 000 € peut limiter la cyber-extorsion à 50 000 € ou exclure totalement le remboursement de la rançon.

Loi LOPMI 2023 : l'obligation de déposer plainte en 72h pour être indemnisé

Depuis l'entrée en vigueur de la loi LOPMI (Loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur) en 2023, un nouvel article L.12-10-1 du Code des assurances impose une condition sine qua non pour toute indemnisation assurantielle en cas de cyberattaque : le dépôt de plainte dans un délai de 72 heures à compter de la connaissance de l'attaque [3][4].

À qui s'applique cette obligation ?

Cette exigence concerne exclusivement les professionnels (entreprises, associations, collectivités). Les particuliers, bien qu'ils puissent souscrire une cyberassurance, ne sont pas soumis à ce délai [3].

Conséquence directe

Sans dépôt de plainte dans les délais, l'assureur peut légalement refuser toute indemnisation, y compris le remboursement de la rançon. Il ne s'agit pas d'une simple recommandation mais d'une obligation légale.

Les 5 conditions cumulatives pour le remboursement d'une rançon

En droit français, le paiement d'une rançon n'est pas interdit en soi [5]. La victime d'un ransomware est qualifiée de victime d'extorsion au sens de l'article 312-1 du Code pénal [5]. Toutefois, le remboursement par l'assureur est soumis à des conditions très strictes :

  1. Dépôt de plainte dans les 72h (obligation LOPMI)
  2. Contrôle des listes de sanctions internationales : ne pas payer un groupe sanctionné (OFAC, UE)
  3. Analyse blockchain des flux de cryptomonnaies pour tracer les fonds
  4. Diligences LCB-FT (lutte contre le blanchiment) : l'assureur intègre le sinistre dans sa cartographie des risques et peut déclarer à Tracfin
  5. Accord préalable de l'assureur avant tout paiement

Si l'assureur rembourse une rançon sans ces précautions, il s'expose au risque d'être considéré comme facilitant le blanchiment de capitaux [4].

Exclusions légales à connaître

L'article L.121-8 du Code des assurances exclut les dommages résultant d'un conflit armé ou d'une guerre informatique. Ce point reste très débattu depuis l'affaire NotPetya (2017), où des assureurs ont invoqué la clause de guerre pour refuser l'indemnisation. Par ailleurs, l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a enjoint les assureurs à clarifier les clauses cyber implicites dans les contrats non entièrement dédiés au cyber, afin d'éliminer toute ambiguïté pour les assurés [6].

Combien coûte une assurance cyber avec garantie ransomware ?

Le budget varie fortement selon la taille de l'entreprise, le secteur d'activité et le niveau de garanties choisi.

Profil d'entreprisePrime annuelle indicativePlafond de garantie
TPE / micro-entreprise (<10 salariés)350 € à 1 500 €/an50 000 € à 100 000 €
PME (<250 salariés)1 000 € à 5 000 €/an500 000 € à 1,5 M€
E-commerce~44 €/mois (~528 €/an)Variable
Restauration~60 €/mois (~720 €/an)Variable
Cabinet juridique (CA 300-400 k€)~630 €/anVariable

En règle générale, la prime représente 0,5 % à 5 % du montant total des garanties souscrites.

Mise en perspective : le coût moyen d'une cyberattaque pour une PME se situe entre 50 000 € (médiane Asterès) et 466 000 € selon les estimations de l'ANSSI [7][8]. Selon les données couramment citées, 60 % des PME victimes d'une cyberattaque majeure ferment dans les 18 mois suivants [2][7]. Face à ces chiffres, une prime annuelle de quelques centaines à quelques milliers d'euros représente un investissement de protection proportionné.

5 points de vigilance avant de souscrire une couverture rançongiciel

  1. Vérifiez si le remboursement de la rançon est explicitement inclus ou exclu. Certains contrats couvrent uniquement les frais de négociation, pas le paiement lui-même. Lisez attentivement les conditions particulières.
  2. Contrôlez les exclusions pour négligence caractérisée. L'absence de mises à jour de sécurité, l'absence de sauvegardes hors ligne (offline) ou le défaut de formation des collaborateurs peuvent invalider la garantie.
  3. Identifiez les clauses de guerre et leur périmètre exact. Le débat post-NotPetya reste d'actualité : certains assureurs excluent largement les attaques attribuées à un État, d'autres limitent l'exclusion aux conflits armés déclarés.
  4. Méfiez-vous des couvertures cyber implicites. L'ACPR alerte sur les contrats non dédiés au cyber (multirisque professionnelle, RC générale) qui contiennent des garanties cyber ambiguës, souvent insuffisantes en cas de sinistre réel [6].
  5. Exigez une plateforme de gestion de crise 24/7 avec des experts techniques ET juridiques mandatés directement par l'assureur. La réactivité dans les premières heures est déterminante pour limiter les dégâts.

Bonne pratique complémentaire : combinez assurance et prévention. Un contrat de cyberassurance ne remplace pas un dispositif de sécurité solide : EDR (Endpoint Detection and Response), sauvegardes offline régulières, formations anti-phishing pour les collaborateurs et plan de réponse à incident testé au moins une fois par an [1].

Conclusion

La couverture rançongiciel constitue un volet essentiel de toute police de cyberassurance pour les entreprises françaises, quelle que soit leur taille. Trois points méritent une attention particulière : la vérification précise des garanties incluses et optionnelles (chaque assureur structure différemment son offre), le respect impératif du délai de plainte de 72 heures imposé par la loi LOPMI, et la combinaison indispensable entre assurance et mesures de prévention technique.

Références

  1. RESCO Courtage, Assurance ransomware : protégez votre entreprise contre les rançongiciels
  2. AssurancesLabs, Cyber-risques : assurance et prévention 2026
  3. Les Surligneurs, L'indemnisation par l'assureur des pertes et dommages causés par une cyberattaque
  4. Almond, TO PAY, OR NOT TO PAY : Derrière la loi LOPMI, quel régime assurantiel de la rançon ?
  5. Féral Avocats, Est-il légal de payer la rançon d'un rançongiciel ?
  6. ACPR, L'ACPR appelle les assureurs à poursuivre leurs efforts pour clarifier la couverture du risque cyber (mars 2024)
  7. CriseHelp, Le coût réel d'une cyberattaque en France
  8. Hiscox, PME : le vrai coût d'une cyberattaque et comment s'en protéger

Points clés des contrats - Cyber risques

Synthèse issue des documents contractuels publiés par les assureurs. 2 contrats affichés sur 3 disponibles dans notre base.

Analyse des contrats - Cyber-risques

Garanties, exclusions et conditions à comparer pour chaque contrat. Les informations manquantes sont signalées.

Allianz

Points clés du contrat

Garanties de base
  • Responsabilité civile : atteinte aux données personnelles des personnes physiques
  • RC : atteinte aux données informatiques des co-contractants de l'assuré
  • RC : atteinte à la sécurité du système d'information de l'assuré
Voir les 9 autres éléments
  • RC : atteinte suite à publication ou diffusion de données portant atteinte à des tiers
  • RC : réclamations de prestataires de services de paiement électronique
  • Frais engagés : nettoyer/reconstituer les données informatiques
  • Frais engagés : experts en informatique (identification origine cyberattaque, restauration)
  • Frais engagés : remédier à une attaque déni de service
  • Frais engagés : notification aux clients dont les données personnelles ont été détournées
  • Frais engagés : restauration du site Internet ou de l'image de l'assuré
  • Frais engagés : découverts bancaires consécutifs à l'impossibilité d'émettre des factures
  • Frais engagés : stopper une cyber extorsion
Garanties optionnelles
  • Pertes subies (Perte d'exploitation) : perte de marge brute liée à interruption ou réduction d'activité (en complément de Frais engagés)
Non assurables
  • Paris et jeux en ligne
  • Entreprise sans pare-feu, serveur proxy, anti-virus, anti-spam, OS à jour
  • Entreprise n'effectuant pas de sauvegardes régulières et tests de restauration
Voir les 3 autres éléments
  • Entreprise n'installant pas les correctifs de sécurité
  • Conséquences RC ou frais/pertes ne résultant pas d'une cyberattaque
  • Sanctions et amendes infligées par une autorité administrative ou judiciaire suite à cyberattaque
Voir les 5 autres points du contrat
Couverture géographique
  • RC, Frais engagés et pertes subies (perte d'exploitation) : Espace Économique Européen, Andorre et Monaco
Obligations
  • À la souscription : répondre exactement, fournir les justificatifs, régler la cotisation
  • En cours : déclarer toutes circonstances aggravantes ; informer des changements (adresse, sauvegarde/redressement/liquidation judiciaire, transfert de propriété, cessation d'activité)
  • En cas de sinistre : déclarer dans conditions et délais ; communiquer documents pour expertise ; mesures de constatation des dommages ; justifier réalité et importance des pertes
Modes de paiement

Cotisations payables d'avance pour 1 an, ensuite chaque année dans les 10 jours après échéance. Fractionnement mensuel/trimestriel/semestriel possible. Prélèvement automatique, CB ou chèque.

Durée du contrat

1 an avec renouvellement automatique annuel à l'échéance principale

Conditions de résiliation

Par lettre recommandée ou déclaration contre récépissé : à l'échéance principale (LRAR au moins 2 mois avant), en cas de modification de situation professionnelle, en cas de hausse de tarif à l'initiative de l'assureur

Exclusions principales

  • Obsolescence, usure normale, détérioration progressive du SI
  • Défaut de conception, architecture ou configuration du SI
  • Incident dans les 24h suivant un changement d'OS/logiciel applicatif/système (incluant phase de test)
Voir les 5 autres exclusions
  • Programme informatique non prêt à être exploité, sans tests, ou non habilité
  • Défaut d'entretien ou de maintenance des SI
  • Réclamation/atteinte connue avant la période d'assurance ou notifiée dans un contrat antérieur
  • Opérations sur titres financiers, produits dérivés, fonds étrangers/fédéraux, devises, opérations de change
  • Atteinte à la propriété intellectuelle, droits d'auteurs, marques, brevets, licence, noms commerciaux, dessins/modèles, secrets de fabrication

Limites et délais

Restrictions
  • Franchise indiquée au contrat pour l'ensemble des garanties
Voir les détails contractuels

Notes du document

Compagnie : Allianz IARD, agrément n°54211091 (RCS Nanterre 542 110 291, capital 991 967 200 €), 1 cours Michelet CS 30051 92076 Paris La Défense Cedex. Référence : REG32156 V08/19. URL téléchargée manuellement après échec 403 du script.

Version documentaire analysée : 2019.

Avis Cyber-risques détaillé →

Hiscox

Points clés du contrat

Rançongiciel et cyber

Cyber-extorsion : garantie de base (catégorie 5, seul intitulé listé : « Cyber-extorsion »). Exclusion associée : « Le paiement direct d’une rançon préalablement à toute déclaration de sinistre par l’assuré ».

Assistance en cas de crise

Assistance, sous-item : « Expert en communication de crise » (avec « Expert en sécurité IT », « Avocat » et « Expert en récupération de données »).

Plafonds cyber
Lire le détail complet

« Les garanties sont limitées à des plafonds qui varient en fonction du montant choisi. Une somme peut rester à la charge de l’assuré. » Assistance : « sans franchise pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 25 millions € ». Plafonds chiffrés uniquement pour les options « Cyber-fraude (plafond maximum de 250.000 €) » et « Piratage de ligne téléphonique (plafond maximum de 250.000 €) ».

Voir les 4 autres points du contrat
Garanties de base
  • Assistance
  • Dommages subis par l’assuré
  • Dommages causés aux tiers
Voir les 2 autres éléments
  • Enquêtes et sanctions
  • Cyber-extorsion
Garanties optionnelles
  • Cyber-fraude (plafond maximum de 250.000 €)
  • Piratage de ligne téléphonique (plafond maximum de 250.000 €)
  • Interruption des activités professionnelles – défaillance de fournisseurs de services informatiques et/ou externalisés (sur demande)
Voir les 2 autres éléments
  • Interruption des activités professionnelles – défaillance du système informatique de l’assuré (sur demande)
  • Fraude élargie à l’ingénierie sociale (sur demande)
Fraude et fausse déclaration
Lire le détail complet

Garanties optionnelles : « Cyber-fraude (plafond maximum de 250.000 €) » et « Fraude élargie à l’ingénierie sociale (sur demande) ». Exclusion : « Les sinistres résultants de sols, pertes et détournements (sauf pour la garantie « fraude et surfacturation ») » — la garantie « fraude et surfacturation » citée dans l’exclusion n’apparaît nulle part ailleurs dans le texte extrait sous cet intitulé.

Données personnelles (RGPD)
Lire le détail complet

Dommages subis par l’assuré, sous-item : « Violation de données personnelles : frais de notification, centre d’appel, identity/credit monitoring ». Dommages causés aux tiers, sous-item : « Atteinte à la sécurité et/ou la confidentialité des données personnelles : frais de défense, dommages et intérêts, mesures correctives » et « Atteinte aux données confidentielles de tiers : frais de défense, dommages et intérêts, mesures correctives ». Exclusion : « Les sinistres résultant de la collecte et traitement illégal(e) de données personnelles / spamming ».

Exclusions principales

  • Les risques liés à une activité dans les domaines suivants : institutions financières, services financiers, courtage, assurances, compagnies aériennes, gouvernements, agences de notation, réseaux sociaux, nucléaire, aéronautique, aérospatial, fournisseurs d’utilités, paris et jeux d’argent, parcs d’attraction, détectives et enquêteurs privés, portails et processeurs de paiements, éditions ou exploitation de logiciels de contrôle de process industriel, industries extractives, diagnostic immobilier, activités contraires aux bonnes mœurs.
  • Les dommages matériels et corporels
  • Les sinistres liés à la guerre civile ou étrangère, et aux désordres civils
Voir les 10 autres exclusions
  • Les frais de reconstitution des données en l’absence de procédure de sauvegarde mensuelle au minimum
  • Les sinistres résultants de toute atteinte à des brevets
  • Les sinistres causés par tout événement naturel
  • Les sinistres causés par tout tiers fournisseur d’utilités
  • Les sinistres résultant de tout manquement aux obligations contractuelles de l’assuré, sauf lorsque sa responsabilité aurait été engagée dans les mêmes termes en l’absence de contrat
  • Les sinistres résultant de toute violation par l’assuré de toute règlementation boursière, financière ou comptable et/ou fiscale
  • Les amendes, impositions, taxes, pénalités et/ou toutes autres sanctions pécuniaires, (sauf pour la garantie "Enquêtes et sanctions" dès lors que les sommes sont légalement assurables)
  • Le paiement direct d’une rançon préalablement à toute déclaration de sinistre par l’assuré
  • Les sinistres résultants de sols, pertes et détournements (sauf pour la garantie « fraude et surfacturation »)
  • Les sinistres résultant de la collecte et traitement illégal(e) de données personnelles / spamming
Voir les détails contractuels

Notes du document

Rançongiciel et cyber : Cyber-extorsion : garantie de base (catégorie 5, seul intitulé listé : « Cyber-extorsion »). Exclusion associée : « Le paiement direct d’une rançon préalablement à toute déclaration de sinistre par l’assuré ».. Assistance en cas de crise : Assistance, sous-item : « Expert en communication de crise » (avec « Expert en sécurité IT », « Avocat » et « Expert en récupération de données »).. Plafonds cyber : « Les garanties sont limitées à des plafonds qui varient en fonction du montant choisi. Une somme peut rester à la charge de l’assuré. » Assistance : « sans franchise pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 25 millions € ». Plafonds chiffrés uniquement pour les options « Cyber-fraude (plafond maximum de 250.000 €) » et « Piratage de ligne téléphonique (plafond maximum de 250.000 €) ».. Garanties de base : Assistance ; Dommages subis par l’assuré ; Dommages causés aux tiers ; Enquêtes et sanctions ; Cyber-extorsion.

Version documentaire analysée : 2021.

Avis Cyber-risques détaillé →

Analyse basée sur les documents de référence contractuels lorsque disponibles et validés - contrats Cyber risques. Méthodologie.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Le paiement d'une rançon est-il légal en France et l'assurance peut-elle le rembourser ?
Le paiement d'une rançon n'est pas interdit en droit français. La victime est qualifiée de victime d'extorsion (article 312-1 du Code pénal). L'assurance peut rembourser la rançon, mais sous des conditions très strictes : dépôt de plainte en 72h, vérification des listes de sanctions, analyse blockchain, diligences anti-blanchiment et accord préalable de l'assureur. L'ANSSI et les forces de l'ordre déconseillent néanmoins fortement le paiement, car il ne garantit pas la récupération des données et finance la cybercriminalité.
Que se passe-t-il si je ne dépose pas plainte dans les 72h après une attaque ransomware ?
Depuis la loi LOPMI 2023, le non-respect du délai de 72 heures autorise l'assureur à refuser légalement l'indemnisation de l'ensemble des pertes et dommages liés à la cyberattaque, y compris la rançon, les frais de remédiation et la perte d'exploitation. Ce délai court à compter du moment où l'entreprise a connaissance de l'attaque.
La couverture rançongiciel est-elle incluse dans tous les contrats de cyberassurance ?
Non. Comme le montre notre comparatif, les garanties liées au ransomware (cyber-extorsion, remédiation, perte d'exploitation) peuvent être incluses, optionnelles ou absentes selon les assureurs et les formules. Chez Allianz, la cyber-extorsion est incluse d'office. Chez Hiscox, les dommages subis et l'interruption d'activité sont en option sur demande. Il est indispensable de vérifier chaque poste de garantie avant de souscrire.
Quelles exclusions peuvent empêcher l'indemnisation après un ransomware ?
Les exclusions les plus fréquentes sont : la négligence caractérisée (absence de mises à jour, pas de sauvegardes), la clause de guerre (attaques attribuées à un État dans le cadre d'un conflit armé), le non-respect du délai de plainte de 72h, et le dépassement des sous-limites contractuelles. Les couvertures cyber implicites dans des contrats non dédiés représentent également un risque d'ambiguïté signalé par l'ACPR.
Données vérifiéesMis à jour le 15/10/2026

Méthode et sources

Méthodologie éditoriale AssurancesLabs : pas de promesse de taux sans devis ; priorité aux sources vérifiables (documents contractuels, conditions générales, autorités).

Sources

Documents contractuels lorsque disponibles, documentation AssurancesLabs, sites institutionnels.

Version

Documents et données 2026

Relecture

Rédaction AssurancesLabs

Avertissement : certains chiffres présentés sur cette page sont des ordres de grandeur utilisés à des fins pédagogiques. Ils peuvent être inexacts. Pour obtenir une estimation fiable, faites une simulation ou demandez un devis auprès d'un assureur.

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